LUTUM - Galerie John Ferrère
LUTUM

Javier Carro Temboury & Alexander Raczka

October 8 — November 1, 2025

Javier Carro Temboury, Intercontainers (Desert Tales), 2025, Second-hand ceramics, industrial cut, 51 x 83 x 11 cm

© Salim Santa Lucia

Javier Carro Temboury (Madrid, 1997) explores sculpture through a process-based practice. Using found objects, particularly ceramics, he investigates the social reception of technology and its various local developments.

Since 2025, he has been based in Paris, where he maintains strong ties after graduating from the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts. In 2022, after receiving the jury’s commendation, he was awarded the ASA residency at the Akademie der Bildende Künste in Vienna. That same year, he received the Joseph Ebstein Sculpture Prize (Fondation de France) and the “Félicité des Félicités” Prize (Fondation des Amis des Beaux-Arts). Additionally, one of his sculptures was acquired for the collection of the École des Beaux-Arts in Paris.

His exhibition cycle, Café Transversal, merges social interaction with sculpture in a series of site-specific performances, each uniquely designed for its location. The project has recently been commissioned by the Centro de Arte de Alcobendas in Madrid, the Musée d’Art Moderne et Contemporain MAMC+ in Saint-Étienne, Pech in Vienna, the Palais d’Iéna in Paris, and Villa Belleville in Paris. It will soon be the focus of a permanent commission for a residential building in Montreuil, France.

Javier Carro Temboury est né à Madrid en 1997, l’artiste explore la sculpture à travers une pratique fondée sur le processus. Utilisant des objets trouvés, notamment des céramiques, il interroge la réception sociale de la technologie et ses différents développements à l’échelle locale.

Depuis 2025, il est basé à Paris, où il conserve des liens forts après avoir été diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts. En 2022, après avoir reçu les félicitations du jury, il obtient la résidence ASA à l’Akademie der Bildenden Künste de Vienne. La même année, il reçoit le Prix de sculpture Joseph Ebstein (Fondation de France) ainsi que le Prix « Félicité des Félicités » (Fondation des Amis des Beaux-Arts). Une de ses sculptures entre également dans la collection de l’École des Beaux-Arts de Paris.

Son cycle d’expositions Café Transversalmêle interaction sociale et sculpture dans une série de performances in situ, pensées spécifiquement pour chaque lieu. Le projet a récemment été commandé par le Centro de Arte de Alcobendas à Madrid, le Musée d’Art Moderne et Contemporain MAMC+ de Saint-Étienne, Pech à Vienne, le Palais d’Iéna à Paris et la Villa Belleville à Paris. Il fera prochainement l’objet d’une commande permanente pour un immeuble résidentiel à Montreuil, en France.

Exhibition view, La morsure des termites, Palais de Tokyo, 2024

© Aurélien Mole

Alexander Raczka was born in 1995 in Strasbourg (France). The transversal character of Raczka’s practice allows him to employ several mediums within the painting itself, which has broadened his spectrum of communication. Some series are the result of previous research that required fieldwork in the city to identify existent but also new forms of iconographic systems. Alexander Raczka’s work also takes the form of books and objects of limited edition, each one of them, by its format and its subjects, focuses on subjects of archive or history to which drawings are confronted.

He partecipated in various exhibitions in France (La Morsure des Termites, Palais de Tokyo, Paris/Au nom du nom, Rencontres de la photographie, Arles) as well as internationally (NY art book fair 2018, New York). Alexander Raczka is the co-founder of the artist-run space Volonté 93. In the form of a multidisciplinary artists’ collective as

well as a place of creation, residency and independently curated place installed in Saint-Ouen-sur Seine since 2017, this association allows young artists from various backgrounds to practice in workshops made available.

A platform between alternative and institutional scene, La Volonté 93 is also surrounded and supported by a network of cultural and educational actors in France (Palais de Tokyo, ENSBA, Ecole Kourtrajmé, associations and curators…) thus participating in a heterogeneous and transversal, intercultural and intergenerational network.

«Raczka walks in the footsteps of the unknown in search of boundaries to erase.When discomfort becomes comfortable, Alexander sculpts the foundation of his prohibitions. His aesthetic of urgency is how not to put wine in his water.»

— Pascale-Marthine Tayou

Alexander Rączka est né en 1995 à Strasbourg (France). Le caractère transversal de la pratique d’Alexander Raczka lui permet d’employer plusieurs médiums au sein même de la peinture, élargissant ainsi son spectre de communication. Certaines séries sont le fruit de recherches préalables ayant nécessité un travail de terrain en ville, afin d’identifier des formes iconographiques existantes mais aussi émergentes. Le travail d’Alexander Raczka prend également la forme de livres et d’objets en édition limitée, chacun d’eux, par son format et ses sujets, s’articulant autour de thématiques d’archives ou d’histoire, auxquelles les dessins viennent se confronter.

Il a participé à diverses expositions en France (La Morsure des Termites, Palais de Tokyo, Paris / Au nom du nom, Rencontres de la photographie, Arles) ainsi qu’à l’international (NY Art Book Fair 2018, New York). Alexander Raczka est cofondateur de l’espace artistique indépendant Volonté 93.
Prenant la forme d’un collectif pluridisciplinaire d’artistes ainsi que d’un lieu de création, de résidence et de commissariat indépendant installé à Saint-Ouen-sur-Seine depuis 2017, cette association permet à de jeunes artistes de divers horizons de pratiquer dans des ateliers mis à disposition.

Plateforme entre scène alternative et institutionnelle, La Volonté 93 est également entourée et soutenue par un réseau d’acteurs culturels et éducatifs en France (Palais de Tokyo, ENSBA, École Kourtrajmé, associations et commissaires…), participant ainsi à un réseau hétérogène et transversal, interculturel et intergénérationnel.

« Raczka marche dans les pas de l’inconnu à la recherche de frontières à effacer. Lorsque l’inconfort devient confortable, Alexander sculpte les fondations de ses interdits. Son esthétique de l’urgence, c’est sa manière à lui de ne pas mettre de l’eau dans son vin. »


— Pascale-Marthine Tayou